vendredi 22 décembre 2006

Chroniques d’expatriation…Chapitre 2


Je suis donc arrivé le 30 octobre à Ferney-Voltaire, dans le pays de Gex, département de l’Ain ... sur France Voisine comme ils disent à Genève … Eh oui ! J’y reviendrai plus tard, mais il y a un vocabulaire particulier que je vais devoir maîtriser.

La 1ère difficulté à laquelle j’ai été confronté a été le fait de vivre dans un logement temporaire.

La plupart des démarches administratives que j’ai dû remplir nécessitent un document prouvant que je suis domicilié en France. Or, mon appart’hotel est considéré comme un logement touristique, et ne délivre par conséquent pas ce genre d’attestation.

Heureusement, ma société a réussi à les convaincre, et après 2 semaines, j’ai finalement reçu le fameux sésame.

Le 2ème document indispensable en France est le RIB : le Relevé d’Identité Bancaire. Sans ce RIB, vous n’existez pas LOL. Il m’a donc fallu ouvrir un compte en Suisse et un compte en France.


Je n’ai pas eu de difficulté particulière pour ouvrir ces comptes, par contre j’ai été assez surpris par certaines particularités :

- Il n’est pas du tout intéressant d’avoir un compte en Suisse !!! Un vieux mythe s’écroule L. La gestion des comptes est chère et les taux d’intérêt pas géniaux. Il vaut mieux transférer au plus tôt le salaire sur le compte français.

- En France, le compte à vue ne rapporte aucun intérêt, mais il me coûte 8,5 euros de frais de gestion par mois !!! Il faut donc ouvrir un compte d’épargne au plus vite et bien étudier les transferts …

- En France, on doit avoir un compte en devise afin de pouvoir transférer l’argent qui vient de Suisse… Le taux de change est celui du jour de la transaction. Il faut donc être un minimum attentif car on peut facilement perdre de l’argent !

- En France, le code de votre carte de crédit ne peut pas être modifié !!!

Bon à part ça, je suis content du service rendu par mon agence locale et heureusement pour moi, ils sont ouverts le samedi ;-)

Ensuite, il m’a fallu me mettre en ordre d’immatriculation…

En Belgique j’avais une voiture de fonction et quand j’ai remis mon préavis, il a bien fallu que je la rende…




Donc avant de partir, je me suis acheté un véhicule d’occasion et afin d’éviter la taxe d’immatriculation et de roulages, je l’ai immatriculée ‘Transit’. Cette immatriculation permet d’emmener le véhicule à l’étranger, et comprend une assurance RC valable 1 mois.

Le problème est que l’agence en douane qui a émis les plaques Transit n’assure pas les véhicules en Omnium …et que les assurances belges ne veulent pas fournir une Omnium si on n’a pas la RC chez eux … J’ai donc dû rouler 1 mois en stressant…

Arrivé ici, il m’a fallu aller à l’hôtel des impôts de Bellegarde pour y recevoir un quitus fiscal. Bien entendu pour obtenir ce document, il faut avoir une attestation de domicile !! ;-)

Ensuite, je me suis rendu à la sous-préfecture de Gex où j’ai finalement obtenu une nouvelle carte grise pour mon véhicule.

C’est marrant, en France, c’est le garagiste qui vous fait vos plaques !!!


Bon, j’ai roulé un moment avec une carte grise qui ne correspondait pas aux plaques que j’avais, et ensuite avec des plaques qui ne correspondaient pas à ma carte verte d’assurance LOL

Je me suis donc mis à la recherche d’un assureur…

Constatations :

- Les assurances sont bien moins chères qu’en Belgique (1/3 du prix d’une omnium belge ! J)

- Il vaut mieux essayer de regrouper toutes vos assurances chez la même agence et si possible chez votre banque… Ça facilite les démarches, et les prix sont dégressifs ! (on a des ristournes jusqu’à 30%)

- Le marchandage est possible !!!

Autres démarches obligatoires, celles liées à l’obtention du permis de travail. Heureusement, c’est ma boîte qui s’en occupe… et c’est assez transparent pour moi.

La dernière démarche a été celle liée à l’assurance santé.

En tant que frontalier, plusieurs solutions s’offrent à moi :

- Souscrire à la sécu suisse

- Souscrire à la sécu française

- Souscrire une assurance privée

Sachant que ce choix est définitif, il faut bien réfléchir à la meilleure solution ! En plus on a exactement 3 mois pour se mettre en ordre, ensuite on est automatiquement affilié à la sécu suisse !!!

- La sécu suisse est très chère et chaque membre de la famille est assuré individuellement. Elle ne rembourse pas très bien en plus.

- La sécu française est chère et rembourse mal et souvent il faut souscrire une assurance privée complémentaire.

- Les assurances privées sont chères, mais plus vous payez, mieux vous êtes couverts…

Après de longues comparaisons, j’ai finalement opté pour une assurance privée française qui me couvrira assez bien.

Malheureusement, comme j’ai de petits soucis de santé, mon dossier est soumis à l’approbation d’un médecin conseil de l’assureur. J’ai déjà été refusé par 2 sociétés, je croise les doigts pour celle-ci !!!

En plus pour le moment, je ne suis plus couvert par la Belgique et pas encore par la France … si je tombe malade, je ne sais pas trop bien ce que je dois faire L

Dans un prochain article, j’aborderai ma recherche de logement définitif et aussi le côté émotionnel de l’expatriation. J’aborderai aussi le choc culturel, car il faut le savoir et s’y préparer, on a beau rester au cœur de l’Europe, ni les Français, ni encore moins les Suisses, ne sont des Belges LOL !!!

A suivre...

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2 commentaires:

Anonyme a dit…

De vivre en France et travailler en Suisse ne facilitent en rien toutes ces démarches! Tu as l'air de bien t'en sortir ;)

fredoche a dit…

JE suppose que quand tu dis 'omnium', tu penses 'casco complète' (version suisse) ou bien 'tout risque' (version francaise)
Huhuhu, enfin ca va, tu as l'air de t'en sortir plutôt très bien...
[Par contre pour la sécu francaise chère, tu es bien le premier chez qui j'entends ca... Mais bon, moi j'étais étudiante en France, donc il y avait pas photo...]